Bonjour à tous et bienvenue ! Bienvenue sur le blog Dixit Lulu, le blog non officieux mais pas pour autant officiel, qui relaie les questions que se posent les utilisateurs de Lulu.com, le site d’auto-publication en ligne, et offre à tout un chacun le loisir d’apporter sa feuille à l’arbre du dialogue numérique.

20 octobre 2008

Du blog au livre, en passant par Lulu

Après la rédaction d’un communiqué de presse sur des blogueurs ayant tenté l’expérience d’auto-publier leurs écrits sur Lulu.com, jnous avons vu combien il pouvait être évident que les millions de blogs en France (et les dizaines de millions de par le monde) peuvent gagner à offrir des services dédiés spécifiques à ce mode singulier de communication. Aujourd’hui il est très simple d’ajouter une vidéo, une musique, une image sur un blog. Mais curieusement, alors que le blog est principalement affaire d’écriture, aucun service renvoyant tantôt vers un livre (pour une référence), ou vers des services d’impression à la demande.

     En étudiant les services aujourd’hui existant sur Lulu pour faire le lien avec les sites communautaires ou sur les blogs, autant les premiers sont remarquablement servis, avec un intéressant Widget permettant d’intégrer sa vitrine Lulu dans sa page Facebook par exemple (et oui !), il n’y a manifestement rien de signifiant ou de spécifique pour un blog.

     Il y a là un service assez évident et relativement facile à mettre en place. Les prestataires et hébergeurs de blogs, dont nous entendons dire qu’ils sont en recherche pressante de revenus complémentaires, gagneraient sans doute à s’y intéresser.

     Publier en livre son blog est une forme éditoriale qui commence à faire parler d’elle dans les médias car de réels succès d’édition portent la démarche, comme Ma vie est tout à fait fascinante de Pénélope Bagieu, alias Pénélope Jolicoeur (blog : http://www.penelope-jolicoeur.com/). Il y a entre l’impression à la demande et le blog une certaine communauté d’intérêt et une parenté qui peut paraître tellement évidente qu’on ne l’exploite pas encore !


Qu’en pensez-vous ?

16 octobre 2008

Le saviez-vous ?

  • La communauté Lulu s’élève à 1,8 million de membres, avec en 2008 12 000 nouvelles inscriptions par semaine en moyenne
  • On dénombre 74 000 clics et visiteurs sur le site Lulu chaque jour
  • Plus de 400 000 nouveaux titres ont été créés sur Lulu.com en 2007
  • Un contenu est publié sur Lulu.com chaque 1,75 minute
  • Il existe chez Lulu 1,4 million de livres type livre de poche, 84 000 livres reliés, 151 000 livres électroniques, 17 500 albums photos, 43 000 calendriers, 7 200 brochures
  • Plus de 13 000 auteurs chez Lulu ont généré des profits en 2007
  • Lulu fut créé en 2002 par Bob Young, entrepreneur visionnaire de l’open source, déjà co-fondateur de Red Hat
  • Lulu a connu +86% de croissance de 2006 à 2007
  • Société internationale, Lulu est présente dans 12 pays, avec des bureaux à Raleigh (USA), Londres, Toronto et Bangalore (Inde)

09 octobre 2008

Jean-Marie Gustave a le bonjour de Lulu

Jmgle_clezio Le 9.10.08 vers 9h15, JMG Le Clézio était invité sur France Inter en tant que possible Prix Nobel de Littérature. Le journaliste lui a demandé s’il avait déjà une petite idée du thème du discours qu’il aurait à prononcer si le choix du jury se portait sur son nom. Sans hésiter, le grand écrivain a répondu qu’il souhaitait exprimer son irritation de voir à quel point un auteur débutant a du mal à se faire publier… et encore plus, a-t-il ajouté, si l’auteur habite dans les îles lointaines ! Il faut dire que le Breton né à Nice est d’une famille originaire de l’Ile Maurice et a beaucoup bourlingué. Nous allons faire de notre mieux pour présenter Lulu à Jean-Marie Gustave. Afin que tous les nouveaux auteurs et même l'un des plus grands noms de la profession le sachent : sur Lulu.com il est facile, rapide et gratuit de mettre un (vrai) livre à la disposition des acheteurs du monde entier, y compris si l'on est soi-même situé sur un îlot perdu quelque part dans ce monde entier. Ce qui n'empêche nullement de continuer en parallèle à chercher à convaincre un éditeur classique si l'on tient absolument à voir le mot Gallimard en couverture à la place du mot Lulu.

A 12h aujourd'hui nous apprenons que JMG Le Clézio a finalement obtenu le Prix Nobel de Littérature.

25 septembre 2008

Sony lance ENFIN son reader en France

C'est le Figaro notamment qui nous en informe, le reader de Sony est ENFIN disponible pour le marché français. Vendu au prix d'une console de jeux, c'est à dire 299 €, il peut être alimenté non seulement de romans et autres essais, mais également de journaux, ce qui est d'ailleurs l'une de ses finalités premières. Point qui reste extrêmement sensible, le prix des livres électroniques sera seulement 10 à 15% moins cher que leur version imprimée, ce qui ne manquera pas d'être un frein pour les gros lecteurs. Les livres seront téléchargeables sur différentes plates-formes mais déjà les accords sont signés avec la Fnac et Hachette.

Point positif à méditer, ce joujou dispose d'un lecteur mp3 intégré, ce qui signifie qu'il est en réalité plus un lecteur multimédia qu'un reader stricto-sensu. Ce qui d'ailleurs nous amène une petite remarque très "marketing" : pour que le reader se distingue d'une part, et pour que les auteurs conçoivent à terme des oeuvres inédites pour cet outil, il faut s'attendre à ce que des "packages" soient proposés et marquettés sur un livre/une musique. Concrètement, comme par exemple nous y invite le romancier Maxime Chattam en introduction de ses thrillers, il peut être proposé et conseillé d'écouter tel ou tel roman avec tel ou tel album ou artiste. Steinbeck avec Bob Dylan, Paul Auster avec Tom Waits, Frédéric Dard avec Brassens, Dennis Lehanne avec Bruce Springsteen, Stephen King avec toutes les références audio qu'il cite volontiers dans le corps de ses récits (suggestions complètement subjectives bien sûr)... On peut même imaginer qu'à chaque page ou chaque chapitre un morceau se lance automatiquement, appuyant la tension dramatique, soulignant l'émotion. Reste sur cette idée un constat : les lecteurs (ceux qui lisent) ne lisent pas tous à la même vitesse, et les lecteurs (ceux qui diffusent la musique) ne peuvent pas ralentir ou accélérer la musique pour s'adapter au rythme de lecture. Comment faire ? Autre problème : le mariage de la musique et du livre ne risque t-il pas de "fausser" la découverte de l'oeuvre, l'un prenant le pas sur l'autre, dans l'ordre que vous voulez ? Enfin, comment répartir les droits ? Comment savoir si c'est le musicien qui fait vendre le livre ou le livre qui ferait vendre le musicien ?

Comme vous voyez, le livre numérique est décidément riche de promesses ! Qu'en pensez vous ?

20 septembre 2008

C'est Pierre qui le dit

Dans un chat très intéressant publié sur le site du Monde, l'écrivain Pierre Assouline, interrogé par les internautes sur le phénomène de la Rentrée Littéraire, on trouve ceci :

"Un livre a-t-il plus de chances d'être vendu au moment de la rentrée littéraire ou est-il noyé dans la masse des autres livres ?

Pierre Assouline : La durée de vie d'un livre est hélas de plus en plus brève, car sa durée d'exposition est rognée par les nouveautés, l'une chassant l'autre. Ni les murs des librairies, ni les colonnes de journaux ne sont extensibles. La seule chose qui le soit, c'est la Toile. Non seulement pour critiquer les livres, mais pour les exposer et, désormais, pour les publier. S'il y a un changement à attendre, c'est là et nulle part ailleurs."

Tout le chat retranscrit se trouve ici

Et les auteurs sur Lulu.com et les sites de publication, ils sont donc bien des précurseurs d'un mouvement de fond annoncé depuis un temps certain...


Qu'en pensez-vous ?

09 septembre 2008

Ce que je lis intéresse les autres !

L’annonce est sortie en plein dans le creux de l’été, et pourtant elle n’est pas anodine : Lulu.com a signé un partenariat très important avec la jeune société en pleine croissance Iread, laquelle a développé une application qui rencontre un succès fulgurant baptisée Books Iread (www.weread.com). Le principe est simple : à partir des réseaux sociaux tels MySpace ou Facebook, les internautes peuvent lister les livres qu’ils ont lu, lisent ou veulent lire (et même ceux qu’ils ne liront jamais pour tout un tas de raisons) et peuvent rédiger des mini-critiques, les noter avec des étoiles, les conseiller à des amis…Au moment de rédiger ce post, l’application n’est encore malheureusement qu’en anglais et la quasi totalité des ouvrages disponibles et des auteurs sont anglophones, d’où un certain déséquilibre dans les auteurs et livres favoris des utilisateurs. L’intérêt d’Iread est multiple : tout d’abord il est valorisant de faire connaître ses lectures, car si c’est une activité dite solitaire, disposer d’un système très simple de partage des goûts littéraires est réellement agréable. Répondant à l’axiome propre aux réseaux sociaux, c’est à dire la communauté d’intérêts culturels, Iread répond à un réel besoin.

Bien entendu, comment les ouvrages en impression à la demande peuvent sortir leur épingle du jeu dans cet outil qui met tout de même en avant J.K. Rowlings, Stephen King ou Dan Brown ? Et bien c’est simple : ce système valorise la préconisation d’un livre par son réseau, autrement dit, si je vante un livre disponible sur Lulu, mes contacts vont en prendre connaissance, et si je le note bien, seront tentés de le lire, de me demander plus d’informations, bref de créer le buzz sur l’ouvrage.  Lulu.com croit énormément, et à juste titre, à ce procédé dans la mesure où selon des études qu’ils m’ont indiqué, 95% des achats domestiques aujourd’hui sur internet sont le résultat d’une préconisation d’un membre de son réseau social !

Reste plusieurs éléments qui manquent aujourd’hui pour tous les ouvrages Lulu et consorts : quand un internaute veut acheter un livre mentionné sur Iread, il n’a pour l’heure, selon mes observations, que le choix d’Amazon ou… pas de choix du tout ! Autrement dit, il est urgent que les livres Lulu se distinguent en terme d'accessibilité, d’autant que grâce au système d’impression à la demande de Lulu, le livre sera toujours disponible, ce qui est un atout considérable ! Mais comme il semblerait que Lulu a carrément acheté la société qui développe Iread, je fais le pari que ce petit problème sera bien vite résolu !

07 août 2008

Des livres avec des blogs ?

Mossieur_resse Lu dans l’un des blogs parmi les plus visités et les plus respectés, celui de Mossieur Hervé Resse : « Je m'étais juré de faire un truc en ce mois d'août. Et à mesure que les jours passent, je ne m'y mets point. J'aurais dans l'idée de reprendre tous les textes écrits ici depuis 4 ans (j'attaque l'air de rien ma 5ème année de blogging à la fin de ce mois), et de tenter d'en faire, de façon amusante, une ou deux compilations thématiques que j'auto éditerais chez lulu.com, la fameuse solution d'autoédition bien connue des aficionados du Web 2.0. » Cliquer ici pour lire la suite de la Note sur le blog Resse ? Pire, encore ! ... dont le crédo annoncé en sous-titre est : Mossieur Resse ne renonce jamais. Alors ...

04 août 2008

Corinne Guitteaud, auteure confirmée de science-fiction, auto-édite certains de ses ouvrages sur Lulu.com

Cette professeure de français à Compiègne, auteure depuis près de dix ans et déjà Corinne_guiltteaud_2publiée chez  Fleuve Noir et aux éditions l’Atalante, saute le pas en devenant éditeur sur le site de publication en ligne Lulu.com.Le jour, elle est professeure de français dans un lycée professionnel de Compiègne. Le reste du temps, elle le partage entre sa passion de l’écriture et ses proches. Une fois qu’ils ont appris qu’elle écrivait des romans, la première question de ses élèves est de savoir si ça paye bien. Corinne Guitteaud s’en amuse, de la même façon qu’elle vit pleinement sa double facette de professeure et d’auteure. Elle n’a pas un ego suffisant pour croire qu’un jour elle sera lue par ses élèves, ni encore moins étudiée. Elle écrit pour partager ses univers, pour faire passer un excellent moment à ses lecteurs, dont un petit noyau en redemande tout le temps, d’ailleurs.

Pourquoi s’auto-éditer ?

C’est en partie pour combler ses lecteurs que Corinne a décidé d’auto-éditer certains de ses récits sur le site de Lulu.com. Il y a plusieurs bonnes raisons à cela. D’une part, cela lui permet de rendre à nouveau disponible certains de ses récits qui ne se trouvent plus aujourd’hui en librairie, tel « Aquatica », le 1er tome de la Trilogie Atlante. D’autre part, elle découvre le challenge très motivant d’être son propre éditeur dans un secteur, l’auto-édition, où les moyens techniques sont à la portée de tous, mais ce qui ne garantit en rien la reconnaissance ni le succès. Mais Corinne ne se considère pas comme un éditeur traditionnel : « L’objectif est pluriel : j’apprends à concevoir entièrement mes ouvrages, à surmonter certaines contraintes techniques, comme la couverture et la mise en page, et également à avoir un œil plus distant, plus critique pour mes écrits. J’ai pour ambition par ailleurs de publier des auteurs amis, avec la meilleure qualité de dialogue possible. Internet paradoxalement me donne le temps d’avancer à mon rythme, et mes livres en impression à la demande seront toujours neufs pour le lecteur, même commandés dans cinq ans ! » Pour accompagner son aventure d’éditrice (sous le nom Voy’[el]), Corinne s’appuie sur le site d’impression à la demande et d’auto-édition Lulu.com, qui lui offre, ainsi qu’à tous les auteurs du site, la possibilité de créer son livre en ligne et de le proposer à la diffusion, le tout gratuitement. Lulu.com ne gagne de l’argent qu’à partir du moment où quelqu’un achète le livre. « C’est extrêmement pratique d’utiliser Lulu.com quand on n’a pas une base de trésorerie conséquente ni le temps de commander, gérer et suivre des stocks d’ouvrages qui seraient imprimés de manière traditionnelle, » indique Corinne. Par ailleurs, sur Lulu, aucun risque de rupture de stock ! Les livres sont fabriqués une fois qu’ils sont commandés, ce qui assure au lecteur un livre toujours neuf, aucun gâchis avec des stocks d’invendus qui partiraient au pilon et un suivi précis des commandes. Point fondamental enfin, les auteurs sur Lulu.com décident eux-mêmes de la marge qu’ils souhaitent faire par exemplaire vendu. Au prix fixe de fabrication (indiqué lors de la conception du livre en fonction des critères retenus par l’auteur) peut s’ajouter une marge sans limitation de prix qui sera reversé à l’auteur régulièrement. Cette marge ne doit cependant pas être assimilée à du droit d’auteur.

Fille_drea_couv Chevaliers_trinitaires_couv

Voici les couvertures des deux ouvrages de Corinne Guitteaud disponibles sur Lulu.com (pour découvrir le livre sur le site, cliquez sur la couverture)

Personnaliser le lien avec le lecteur : la dédicace intégrée lors de l’achat.
Pour demain, Corinne sait qu’elle sera très occupée. Elle prépare en effet la suite de son roman La fille de Dreïa, non pas en un mais en deux tomes. Elle s’attelle également à rééditer la Trilogie Atlante,  romans se situant chronologiquement avant les Chevaliers trinitaires, œuvre inédite proposée sur Lulu.com, et enfin, elle s’apprête à éditer les textes d’une auteure de ses amies : Isabelle Wenta. Pour l’occasion, Corinne expérimente une manière originale de personnaliser le lien avec ses lecteurs : chaque exemplaire vendu de l’ouvrage d’Isabelle, La Saga d’Orion – tome 1 : Le Destin des Eaglestone, sera en effet envoyé avec une dédicace de l’auteure ! Nul doute que cette initiative, prévue pour fin septembre, saura marquer les esprits !

15 juillet 2008

Arnaud Rousseaux : « L’autoédition m’a apporté une notoriété et une crédibilité inattendues »

Publié depuis un an sur le site Lulu.com, l’ouvrage FIETS la place du vélo dans la culture néerlandaise a attiré l’intérêt d’un groupement intergouvernemental, avec un travail et des récompenses à la clé !

     C’est une belle histoire comme on les aime : Arnaud Rousseaux, étudiant, part rejoindre sa compagne qui vit aux Pays-Bas et une fois sur place, s’interroge sur l’étonnante culture du vélo Arnaud_rousseaux des néerlandais. Il décide de réaliser une étude basée sur l’anthropologie visuelle, complétée de multiples témoignages d’usagers et illustrée de plusieurs dizaines de photographies. Sa conclusion s'attarde sur les enseignements issus de l’observation du modèle néerlandais, permettant d’émettre certains principes relatifs au développement de la mobilité à vélo en France. L’ouvrage s’intitule FIETS la place du vélo dans la culture néerlandaise.

     Publiée sur Lulu.com en juin 2007, l’ouvrage a remporté un succès remarquable : plus de 160 exemplaires ont été achetés (un ouvrage est imprimé en moyenne deux fois sur Lulu !), mais surtout, il a permis à Arnaud Rousseaux de faire valoir ses compétences et il a attiré l’attention de plusieurs acteurs importants du vélo en France. Suite notamment à un très bel article présentant l’ouvrage publié dans le quotidien Libération, un coordinateur intergouvernemental en charge des problématiques liées à la place du vélo dans la ville a contacté Arnaud et, séduit par son travail, lui a commandé une mission d’étude dont les conclusions seront remises en septembre.

S'auto-publier, c'est avant tout une recherche de notoriété
Quand il a publié son étude sur lulu.com, Arnaud Rousseaux n’imaginait pas bien Fiets_arnaud_rousseaux_2sûr en vendre 10 000 exemplaires, il voulait simplement le rendre disponible à tous ceux que le sujet pouvait intéresser.  « Sur un sujet aussi spécialisé, je n’avais qu’une envie : participer au dialogue public sur les questions très en vogue de vélos en ville, » témoigne Arnaud. « Je me suis dit que cette  étude pouvait apporter quelque chose de neuf, et c’est effectivement comme cela qu’elle a été  reçue. J’ai choisi l’autoédition car l’objectif n’est pas d’en vendre des milliers d’exemplaires, mais plutôt qu’il soit disponible de n’importe où, facilement, en quelques clics et à un prix très abordable. »

     Depuis que son livre lui a apporté travail, crédibilité et reconnaissance, Arnaud participe à des séminaires, des colloques et des tables-rondes autour de la place du vélo en ville. Toujours étudiant (il prépare un doctorat pour 2009), il ne doute pas que cette expérience valorisante et enrichissante soit un remarquable tremplin. « Je ne peux pas dire aujourd’hui où je serai dans quelques années, mais je suis très heureux de voir qu’avec peu j’ai réussi à apporter ma modeste pierre à la question du vélo en ville et si je peux poursuivre dans cette problématique, ce serait formidable. Coïncidence amusante, le tour de France part de Bretagne cette année, à quelques encablures du lieu où je vais diriger un centre de vacances pour personnes en situation de handicap. Le vélo ne me quitte décidément pas ! »

20 juin 2008

BookCamp, choisis ton camp !

Dans les locaux modernes de la Cantine dans le 2ème arrondissement à Paris se sont réunis un peu moins d’une centaine de professionnels et de passionnés de l’évolution du livre numérique, sous l’impulsion d’Hubert Guillaud, figure tutélaire (décontractée), journaliste et blogueur reconnu du site La Feuille (ci-contre dans nos préférences).

Dixitlulu était représenté par son principal contributeur, Sébastien Célimon, qui a animé un atelier avec comme intitulé : Les comportements et usages des auteurs numériques, vers une nouvelle espèce de créateur ? Réunissant une quinzaine de personnes autour d’une immense table de réunion, Sébastien a essayé tant bien que mal, avec l’appui de Pierre Mounier, formateur TIC pour le Cléo, Sébastien Dupont, chargé de la communauté française de Lulu.com et Irène Delse, « auteur numérique », de tirer le portrait de l’auteur numérique. Et force est de reconnaître que ce fut laborieux.

Un peu foutraque, malgré quelques tentatives méritoires de recentrer le débat, cet atelier a au moins eu le mérite de révéler des chapelles, qui gagneraient déjà à parler le même langage. Entre un observateur, un agrégateur de contenu, une conceptrice de logiciel d’écriture, un éditeur, un auteur qui se dit numérique (et autres) il n’est pas aisé de trouver une base de dialogue commun. Malheureusement, les quatre initiateurs de l’atelier se sont un peu vu voler la discussion pour des considérations hors sujet.

Alors qu’est-ce qu’un auteur numérique ? Nous ne le savons pas vraiment (et lui-même ne le sait pas non plus probablement) bien que nous étions cernés par des auteurs numériques. Quelques comportements ont été décrits, quelques écueils décryptés, quelques portes ouvertes enfoncées, mais quid de l’auteur numérique ? Il faudra sans doute un autre atelier, avec une autre forme, pour résoudre cette (pourtant) bonne question !

Parallèlement, d’autres ateliers remarquables se sont tenus, nettement plus sérieux, sur des problématiques techniques et économiques qui demandaient à en croire les intitulés de bases solides ! Pour les découvrir, parcourez le site du BookCamp

Enfin, un énorme regret : en même temps que l’atelier sur l’auteur numérique se tenait un autre atelier sur l’économie du livre numérique. Grâce en soit rendue à Hubert Guillaud de l’avoir synthétisé ici. Nous vous reparlerons ponctuellement des rencontres faites lors de l’événement…

Et vous, vous y étiez ?